Dahea Sun : une robe réactive pour mesurer la qualité de l’air à travers la pluie

temps de lecture: 5 mn

En mixant mode, science et développement durable, Dahea Sun a créé une robe dont la couleur change pour indiquer la qualité de l’air. Une manière facile et esthétique de visualiser la qualité de l’air à travers l’eau de pluie.

A travers un processus de teinture, Dahea a développé un tissu changeant de couleur selon le niveau de pH de l’eau de pluie. Offrant ainsi la possibilité d’enregistrer et mettre en ligne les niveaux de pH en vue de créer une base de données globale.

Lors d’un voyage en Corée du Sud, après le triste accident de Fukushima, Dahea a ressenti la peur ambiante d’un vent de radioactivité, venu du Japon, pouvant se retrouver entre autres dans la pluie. Les rumeurs allaient bon train en Asie, alors même qu’en réalité, seulement des quantités très réduites ont été effectivement détectées dans la pluie. C’est alors que lui est venu l’idée que la peur n’aurait pas été si grande si les citoyens pouvaient vérifier par eux mêmes, sans avoir à dépendre des médias. Elle a donc commencé à développer un profond intérêt pour la pluie et son impact.

La pluie est un phénomène naturel du cycle de l’eau. Elle reflète la qualité de l’air que nous respirons, et cet air impacte non seulement notre santé mais aussi celle de notre planète.
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Le niveau de pH de la pluie représente la qualité de notre air, Dahea a donc essayé de le montrer à travers ses textiles en créant une gamme de couleurs évoluant selon la qualité de l’air, elle a trouvé là un moyen esthétique de rassurer les populations à propos de craintes de pluie acide.

A travers une direction artistique sophistiquée et poétique, Dahea s’est concentrée sur la réalisation de pièces combinant des techniques traditionnelles telles que le tissage, la broderie et le crochet et a ainsi développé une collection interactive, afin de montrer un nouvel usage des matériaux responsifs combinant science et esthétique.

Une belle initiative pour sensibiliser le public aux problématiques environnementales.

Comme le dit Dahea, « la conscience expérientielle est essentielle pour comprendre que le développement durable va bien au-delà des recherches scientifiques ou académiques. […] L’expérimentation a une valeur forte qui touche la conscience collective au sujet des problèmes environnementaux tels que la pollution de l’air. Il existe un nombre de plus en plus important d’initiatives créatives pour le développement durable. En résulte une tendance de plus en plus forte à adopter un style de vie plus responsable. Les gens deviennent des agents socialement responsables qui souhaitent participer et répondre à ces problématiques en investissant leur temps. Le développement durable fait partie de tout ce que l’on fait, et il est partout. Je crois que mon projet peut amener à des innovations textiles, en utilisant la science et les données interactives pour démontrer de façon poétique et sensuelle les qualités de matériaux durables pour un futur plus responsable. »
En tout cas, on l’espère.
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