Des valeurs immatérielles à porter : Andrea Crews prône l’innovation et l’upcycling

Premier label à investir STATION F pour un défilé, Andrea Crews propose une nouvelle collection upcyclée en hommage aux entrepreneurs

in brief

Plus tôt dans la journée, Andrea Crews présentait sa collection PE 2019 ‘Hardware to Software’, à Station F. Mixés et superposés, le sportswear et le workwear rencontrent les matières réfléchissantes et offrent une nouvelle définition du style de business man.

Andrea Crews est né au Palais de Tokyo, dans un tas de vêtements, au milieu d’une explosion de créativité collaborative. Depuis le jour de sa naissance en 2002, le collectif est convaincu que les disciplines s’interpénètrent, et fédère ainsi des artistes autour d’un projet commun. A travers son manifesto  “Fashion Art Activism“,  le collectif utilise l’art et la mode comme des moyens d’expression pour façonner le monde à sa façon.

Cette saison, le collectif a choisi Station F pour présenter sa dernière collection (Station F est le dernier bébé de l’entrepreneur Français Xavier Niel – un des plus grands incubateurs du monde, et qui se trouve par ailleurs aussi être notre lieu de travail). Vous pourrez donc imaginer notre excitation à la découverte de cette collection dédiée au “millennial entrepreneur” :)

Crédit : Imaxtree.

Une immersion dans le monde digital et ses aspirations, pour mieux redéfinir le style du business man

Dressant le portrait d’un homme “qui sait surfer”, le collectif a imaginé un mix de sportswear et de workwear pour habiller ce qu’il appelle le “Millennial entrepreneur”, qu’il soit startuper, hacker ou même trader. Mixées et superposées, les matières imitent les coques d’ordinateurs et sont brandées par les puces électroniques de nos cartes bancaires. Habillés de matériaux réfléchissants, ces jeunes business men oscillent dans les tons pastel gris, et gris-beige, pour mieux rappeler les machines rétro-futuristes ou encore des t-shirts à la gloire d’Edward Snowden ou Assange, nouvelles icônes d’une génération désillusionnée.

Le plus intéressant, c’est l’approche du collectif Andrea Crews : le label n’a pas attendu que ce soit la mode de l’upcycling pour “highjacker” les vieux vêtements, les transformer en de nouvelles pièces, mixant les influences et les styles pour une nouvelle esthétique. Car avant de lancer sa ligne de prêt-à-porter en 2012, le crew avait déjà pendant dix ans redonné vie à de vieux vêtements, les transformant en pièces uniques à l’esthétique avant-gardiste.

Credit: Hypebeast.

Credit: Hypebeast.

Credit: Uncle Johnsot.

Credit: Samuells Studio.

Credit: Coeval.

Credit: Uncle Johnsot.

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